Edito

Written by on 8 novembre 2011 in Edito, Non classé - 1 Comment

Anti-travailler, mollement mais sûrement

 

Attention : cet édito ne vous apportera aucune réponse sur ce qu’est l’anti-travail. Pour cela, se reporter à la rubrique Défini-scions.

Que faire si on aime ni le travail, ni le chômage ? Et bien on est bien ennuyé, ma brave dame. Car il faut bien être d’un côté ou de l’autre de la barrière infernale. Paraît-il.

Avoir UN travail, ça c’est une situation. Mais quand on en a pas, DU travail, n’importe lequel, on passe pour un looser. On se sent un looser. On meure à petit feu paraît-il. L’ennui, le manque d’occupation vous ronge. Le suicide vous guette, mollement mais sûrement. Je ne veux pas mourir de me sentir trop inutile.

Suis-je fainéante ?

Certes.

La solution ? L’anti-travail.

Et oui. Car le travail, c’est chiant tout de même, il faut bien en convenir. Il faut se lever le matin. Il faut faire les mêmes choses, voir les mêmes gens, recevoir les mêmes ordres, accomplir les mêmes gestes, prononcer les mêmes mots, tout le temps.

Je ne sais pas quoi faire de mon temps libre. Je suis là, debout dans ma cuisine mon café à la main, paralysée. Je culpabilise de ne pas labeurer à cette heure tardive de la matinée.  Depuis que j’ai démissionné de mon job de serveuse à la chaîne,  je ne me sens pas libérée. Et comment pourrais-je me sentir libre, quand des milliers d’autres suent sang et eau pour gagner leur pain ? Une psychanalyse plus tard, j’ai enfin admis que peut-être, la vérité était ailleurs.

J’ai alors tenté d’adhérer à l’Internationale Dimanchiste dimanche dernier. Mais impossible de les joindre. Les bougres. Moi et mes quelques centaines d’amiEs qui partageons une commune détestation pour le réveil-matin allons devoir nous débrouiller seulEs. Jamais je n’aimerais le travail et tous ses intimes attributs les plus séduisants. Il me faut l’admettre. Et une fois libérée de cette tumeur pustuleuse, j’ai pu gambader gaiement. Il faisait frais, c’était bon, mon café avait le goût du large.

Je me suis remise au travail, derrière mon bureau, mais cette fois, tout était différent. Travailler à repenser le travail ne me rapportera pas un rond. Heureusement qu’à côté j’ai un vrai métier. Journaliste.

One Comment on "Edito"

  1. LC 6 décembre 2011 à 13 h 35 min · Répondre

    Je vote oui ! Quel style !

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